05 janvier 2011

Mon "plus beau cadeau de Noël" ou J'ai les boules-de Noël-

cadeaux_93784Mon plus beau cadeau de Noël? Que cette phrase n'ai jamais été prononcée. J'étais là, le jour de l'évacuation des 113 enfants haïtiens. J'étais là, à des milliers de kilomètres de Roissy et des flashs des journalistes qui attendaient leur conte de Noël. J'étais là dans la résidence de l'ambassadeur de France à Haïti où devaient se retrouver 113 enfants et autant de parents français venus chercher leur "plus beau cadeau de Noël". J'étais là quand cet enfant a commencé à se taper la tête contre le mur, j'étais là encore quand cet autre paquet-sous-le-sapin s'est roulé par terre en hurlant le nom de sa nounou qui partait les larmes aux yeux. J'étais là quand cette petite fille appelait sa maman, alors que sa future la serrait dans ses bras pour la convaincre qu'en fait, c'était elle, sa vraie maman. J'étais là quand cette journée du 21 décembre qui promettait d'être une émouvante journée de retrouvailles s'est muée en déchirante séparation.

J'étais là quand ce journaliste d'une grande radio française a détourné le regard de ce petit bébé qui essayait vaillamment de grimper aux grilles de la Résidence de l'ambassadeur pour rejoindre sa nurse, une jeune religieuse qui s'en allait tristement. J'étais là quand Laura, 2 ans, paniquée par le tourbillon des parents et du personnel médical, m'a attrapé la jambe en m'appelant "Maman". J'étais là quand l'essaim de pédo-psychiatres et de médecins qui ne parlaient pas créole, essayaient vainement de rassurer les petits qui ne comprenaient pas pourquoi celles qui s'étaient occupés d'eux pendant deux ans ou plus, leurs disaient adieu.

J'étais là quand l'opération communication-de-l'amour-de-Noël a tourné au vinaigre. J'étais là aussi quand tout cela est passé inaperçu. Pourquoi briser le happy end de "la galère des parents français"? Pas vraiment le moment de parler des réalités de l'adoption à Haïti. Personne pour dire que 80% de ces enfants ont toujours leurs parents biologiques et qu'une partie des petits cadeaux de Noël n'ont pas de jugement d'homologation.  Encore moins pour expliquer que mettre 113 enfants dans une résidence, autant de parents dans un gros Boeing, de rassembler tout ce beau monde et de les faire partir tous ensemble "le plus vite possible" c'est pas une bonne idée. Comment, dans la panique de faire décoller l'avion-pour-pas-qu'il-soit-bloqué-à-Paris-par-la-neige-et-que-les-deux-ministres-se-soient-déplacés-pour-rien, la rencontre ou les retrouvailles peuvent-elles être apaisées? 

Et pourtant. Il y avait peut être un conte de Noël à raconter. Celui de ces quelques parents qui ont préféré partir de leur côté en se disant que passer quelques jours, voire plusieurs semaines à l'orphelinat avec les enfants, histoire de faire la transition, c'était une meilleure idée.

Mais non. Il fallait l'histoire avant Noël, pour que le petit soit sous le sapin. Il fallait 113 enfants à Roissy, pour que la nouvelle ministre Père Noël ne se déplace qu'une fois. Elle et ses amis devaient passer pour "les sauveurs" de ces petits choqués par l'abandon, choqués par le séisme, choqués par le cyclone, choqués par le choléra et choqués par les conditions de vie dans leurs orphelinats ravagés. Et, il faut le dire, choqués par cette évacuation d'urgence. Mais cette fois, l'urgence.... d'une opération communication.  

 

 

Posté par jeunejournaliste à 12:40 - Commentaires [62] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Mon "plus beau cadeau de Noël" ou J'ai les boules-de Noël-

replica lv bags

A failure, but proof of our determination to succeed is also strong enough.

Posté par replica lv bags, 10 janvier 2011 à 04:10

mais c'est quoi ce c.. qui s'autorise une pub pour des fakes sous un sujet comme ça?

Merci pour ce blog et ses sujets derangeants

Posté par Maria O, 11 janvier 2011 à 11:24
j'étais là...

Y a t'il quelqu'un qui croit qu'une adoption est une simple formalité pour un enfant ?
Pensiez vous avant de vous rendre sur place que le cerveau des enfants allaient être formaté en atterrissant en France ? Un enfant arrive avec son histoire, ses blessures, l'abandon etc...
Adopter c'est quoi ? adopter est avant toute autre chose, donner une famille à un enfant, et non pas l'inverse.
Le gouvernement a fait un grand coup de pub, je vous l'accorde ! Mais je ne suis pas persuadé que les enfants en voudront beaucoup à ce vilain gouvernement d'avoir accéléré un peu les choses. (si l'on peu appeler cela une accélération près de 11 mois après le séisme, la famine, le choléra...) enfin bon !!

Pour info, les adoptions en Haïti au regard du droit sont des adoptions simples, c'est à dire sans rupture des liens de filiation.

Posté par sylvie, 11 janvier 2011 à 13:58
Vous étiez là ...

... mais y étiez vous préparé ? Que connaissez vous de l'adoption pour pouvoir juger objectivement cet événemment ? Hyper Facile de faire des effets de style avec des bébés qui pleurent, des enfants et des séparations et des clichés un peu faciles ...
80 % des enfants adoptés en Haïti ne sont pas orphelins ? et bien oui, c'est la réalité de l'adoption également ... en France...allez voir les statistiques à l'Adass ... ils sont abandonnés...
Moi je dis chapeau d'avoir su organiser tout cela, comme les autres pays l'ont fait juste après le séisme.. et pour le traumatisme de ces enfants je me fie aux spécialistes de l'adoption comme le docteur Chicoine au Canada (qui a pu suivre les enfants canadiens évacués depuis plusieurs mois) ou le docteur de Montléon en France cf son Blog http://leblogdeladoption.blogspot.com/.
Brigitte

Posté par brigitte, 11 janvier 2011 à 16:10
@Brigitte

le discours paradoxal, propre à attiser la haine sans y toucher, le tout sur un ton paternaliste, de ce "cher" docteur (qui a l'air de se prendre pour le julien courbet de l'adoption xD) me donne envie de vomir !

Mais c'est bien connu : les SEULS spécialistes de l'adoption sont... les parents adoptifs!
LOL

Posté par soso, 11 janvier 2011 à 17:53

Soso ??? c'est la personne qui a signé l'article ? ou une autre personne ?
je ne comprends pas trop votre commentaire ? ni votre conclusion ... résumer ainsi le travail de ces deux médecins est facile et déconnecté d'une vraie réflexion sur l'adoption...
en tout cas je ne me prétends pas spécialiste de l'adoption, bien trop de respect pour le sujet...
encore une fois il faut être préparé pour vivre ce genre d'événement et je maintiens que c'est un sujet traité ici "facilement"... avec des ficelles simplistes

Posté par Brigitte, 11 janvier 2011 à 20:20

et pour terminer opposer les parents qui se sont rendus sur place par leurs propres moyens à ceux qui ont profité des avions mis en place par l'état est à côté de la plaque... ces parents se sont battus ensemble pendant 11 mois pour que le gouvernement français prenne des mesures similaires à toutes celles prises par les autres pays...
je connais des parents dans les deux situations, et les opposer dans cet article est juste déconnecté de la réalité... mais c'est vrai, cela faisait une jolie conclusion dans cet article.
Brigitte

Posté par Brigitte, 11 janvier 2011 à 20:38

probablement que vous ne savez pas qu'adopter un enfant, en Haïti ou ailleurs, c'est toujours provoquer une rupture entre un milieu qui n'aurait pas pu l'élever dans des conditions suffisantes et son milieu adoptif. ma fille, qui vient de Chine, était en famille d'accueil depuis plusieurs mois lorsque nous l'avons adoptée. on l'a "arraché" à sa famille d'accueil, qui, pour son jeune âge, représentait sa famille. elle m'a appelé Aï pendant des mois, cherchant sa nounou. on me l'a remise en 5 minutes, devant 50 personnes, et elle n'était pas du tout préparée. elle se débattait et tendait les bras à toutes les chinoises qu'elle voyait... il en a été pareil pour les 9 familles qui étaient avec nous...
une adoption commence toujours par un abandon, puis une seconde rupture. vous ne le saviez pas?

un accouchement aussi commence dans un bain de sang, dans une grande déchirure et avec un grand cri.. vous ne le saviez pas non plus?

Posté par visiteuse, 11 janvier 2011 à 21:44

merci "visiteuse"... ça remet bien les choses à leur place... je n'aurais pas su le dire aussi bien... "un accouchement aussi commence dans un bain de sang, dans une grande déchirure et avec un grand cri.. vous ne le saviez pas non plus ?"
bravo...
je rêve d'un monde où les journalistes (et les apprentis journalistes) travailleraient leur sujet...
Brigitte

Posté par Brigitte, 11 janvier 2011 à 21:52

heureusement qu'il y a des associations de "grands' adoptés pour témoigner http://www.lavoixdesadoptes.com/ pour témoigner...
en ce moment la tendance journalistique de base, après "c'est merveilleux ce que vous faites", est plutôt "vous êtes sûr que vous n'êtes pas des voleurs d'enfants ?"
tout ça sans se préoccuper de ce que ça peut faire au quotidien pour les familles adoptantes... les journalistes c'est "on balance et puis après on s'en fout de ce que ça fait au quotidien"
c'est ça qui me met la nausée moi, pas le blog d'un médecin recevant des centaines d'enfants adoptés depuis des années...
Brigitte

Posté par Brigitte, 11 janvier 2011 à 22:02
merci

Merci. Je suis maman de 3 enfants adoptés, et je suis pourtant d'accord avec vous, étrange, non ! on ne construit pas une vie sur du sable et on oublie trop souvent que nos enfants doivent nous adopter aussi et surtout. L'intêret de l'enfant doit passer avant tout, avant nos envies, attentes, colères........avant la politique. Pourquoi rajouter des traumas qui me semblent irrespectueux de l'être, de l'enfant. biensûr que nous sommes impatients, que ces enfants doivent probablement être adoptés mais rien ne se fait jamais dans la précipitation au profit d'une action de communication. Pas un enfant à tout prix. Aimer c'est respecter.

Posté par aderagew, 11 janvier 2011 à 22:06
L'adoption ce n'est pas le pays de Candy

En lisant votre article, j'avais envie de vous répondre la chose suivante : il n'y a pas de quoi fouetter un chat ce que vous avez vécu, c'est d'un banal !

Car non, l'adoption, la rencontre entre parents et leurs enfants adoptés, souvent idéalisée dans les médias et sur le papier glacé par certains de nos pipoles ne sont pas toujours toutes roses, surtout lorsqu'il s'agit d'enfants de moins de 3 ans.

Il est très difficile de préparer un enfant à son adoption à cet âge là, et les périodes de rencontre et de transition sont souvent difficiles et violentes pour tous.

J'ai moi même adopté deux enfants : lors de la rencontre avec mon fils de un an, nous avons passé 3 jours à l'orphelinat pour se "découvrir". Mais lui a passé 3 jours entiers à gerber tout ce qu'on tentait de lui faire ingurgiter et hurlait dans nos bras ou dès qu'il nous apercevait. Il nous refusait de tout son corps et son esprit... Le tout s'est totalement arrêté lorsqu'on a quitté l'orphelinat et qu'on a commencé NOTRE vie à 3. Cela fait 7 ans qu'il est adorable et qu'il va parfaitement bien. Heureusement que ces 3 premiers jours n'avient rien avoir avec la suite.

Depuis, j'ai rencontré ma fille, ça n'a pas été simple non plus, mais surtout je suis bénévole pour une association d'adoption en Inde et j'accompagne très régulièrement des familles à la rencontre de leurs enfants, petits et grands. Et je me nourris aussi des 20 ans d'expérience de notre association...

Il y a au moins une chose que je sais, c'est qu'il ne faut surtout pas faire de conclusions hatives entre les premiers instants passés entre les parents et les enfants. L'amour et la confiance ont besoin de temps pour se développer, l'adoption aussi !

Concernant la tristesse du personnel qui s'est occupé des enfants, oui elle est légitime, qui ne serait pas triste de quitter un enfant dont on s'est occupé pendant de longs mois et auquel on s'est attaché ? Mais le personnel sait aussi que l'enfant sera plus heureux en France car il aura sa propre famille, et un avenir... Les séparations sont difficiles, mais nécessaires.

Quant à l'urgence citée dans cet article, notre gouvernement a bien pris son temps, un an pour prendre cette decision de rapatriement !!! Mouaih, pour une urgence, je trouve qu'elle a été assez lente...

Par contre la seule chose que je critiquerais de cette intervention, c'est le peu de temps qu'on eu les parents en Haïti à se familiariser avec leur(s) enfant(s). Quelques heures ? L'idéal aurait été un minimum de 3 jours. Dommage que votre article n'en parle pas.

Moushette
Bénévole pour l'OAA "Les Enfants de l'Espérance"
et bloggueuse ! http://moushette.blogspot.com/

Posté par Moushette, 11 janvier 2011 à 22:19

je suis d'accord avec toi dernier post.. mais parler de cette opération en disant qu'il y a eu précipitation est faux. Il y a eu 11 mois entre le séisme et l'opération.
et bien sûr l'intérêt des enfants est le premier.
Brigitte

Posté par Brigitte, 11 janvier 2011 à 22:20

allez je vais passer à autre chose, dans une heure ce sera l'anniversaire de ce terrible séisme de ce pays que j'aime tant.. celui de ma fille arrivée il y a 5 ans, de ma nièce arrivée le 1er avril 2010,
pas de place pour cette petite polémique, moi je continue le combat au quotidien pour tous ceux qui sont restés, pour les haïtiens
pour tous mes amis sur place...
brigitte

Posté par Brigitte, 11 janvier 2011 à 22:35
Madame, vous avez raison....

Oui, vous avez raison, c'est vrai quoi, pourquoi rapatrier ces enfants qui ne sont pas orphelins (un peu comme en France quoi, enfin quand on s'y connait un peu en adoption on sait qu'en France les enfants sont rarement orphelins) ? oui pourquoi ne pas les laisser plus longtemps en Haiti dans un orphelinat, c'est bon pour leur épanouissement, c'est bon pour leur estime d'eux même. Au fait, êtes vous déjà allé dans un orphelinat Haitien ? j'entends par "allé" plus d'une heure ? J'y ai passé 6 semaines et je peux vous dire que ces enfants méritent (au bout d'un an) un rapatriement dans "l'urgence", cela n'a rien à voir avec un joli cadeau de Noel pour les parents.
Bien à vous.
Catherine

Posté par Catherine, 11 janvier 2011 à 23:45
vous n'y êtes pas

Etiez-vous là Mademoiselle au moment de l’abandon de ces enfants ? Connaissez-vous les conditions de vie réelles des parents biologiques qui les ont contraints à cet abandon ? Etiez-vous là durant les 11 mois que ces enfants ont passés sous des tentes de fortune dressées par les crèches haïtiennes ? Ces enfants sont attachés aux personnes qui se sont occupées d’eux durant les mois de procédure d’adoption, c’est une heureuse chose qui ne nuira pas aux liens futurs avec les familles adoptives. Les conditions de mise en relation des enfants adoptés et des parents adoptifs à la Résidence de France en décembre 2010 n’étaient sans doute pas optimales mais la présence de journalistes voyeurs lors de ce moment qui aurait dû être intime est on ne peut plus déplacée. Enfin, serez-vous là pour constater l’adaptation et l’épanouissement de ces enfants dans leur nouveau foyer adoptif ? Se permettre de juger l’adoption sans rien connaître de son contexte est une grave erreur professionnelle et surtout humaine. SM OAA Chemin Vers l'Enfant

Posté par SM, 12 janvier 2011 à 02:17

je partage globalement vos avis à tous et toutes. Non, un an ce n'est pas se précipiter. Oui, les conditions auraient pu être optimisées et donner plus de temps aux familles sur place auraient surement été mieux.
Je vous conseille vivement mademoiselle la journalise de calmer vos coups de gueule et de faire du vrai journaliste, celui d'investigation qui se renseigne, écoute, relate, interroge et analyse... Allez passer quelques semaines en Haiti ou ailleurs dans des orphelinats à la rencontre des parents bio et adoptants, des OAA, des directrices de crèches et des nounous et on en reparlera !!!
sinon, vous allez finir votre carrière dans des magazines à sensations !!

Posté par ephrona, 12 janvier 2011 à 12:38

En effet, comme les autres commentaires, je crois que vous connaissez peu l'adoption pour avoir un jugement aussi hâtif et faire autant de raccourcis. Étiez-vous là pendant ces 11 mois et demi depuis le séisme, étiez vous là avant ? Connaissez vous les conditions dans l'orphelinat avant et depuis le séisme ? avez-vous déjà assisté à des rencontres ?? en Haïti, ou ailleurs ??
Je suis allée en Haïti chercher ma fille de 2 ans et demi fin 2008. Oui, sa nounou qui s'en était occupée pendant 2 ans (le temps de ma procédure) à l'orphelinat a beaucoup pleuré, au moment de se quitter, ma fille aussi... même si elle était venue spontanément dans mes bras.. et s'était montrée très à l'aise.
Arrivées à la pension, elle a pleuré en silence, puis elle a attrapé ses chaussures et son petit sac à dos que je lui avais offert et elle est allée se planter à la porte. Elle s'est endormie ensuite dans mes bras et le lendemain matin, c'était fini, un petit clown, qui s'est attaché progressivement à moi, et qui depuis m'appelle "ma maman à moi".. Mais je n'oublierai jamais ce premier jour.. Comme je n'oublie pas qu'il y a 1 an, le séisme a frappé..
Le soir de mon arrivée en Haïti, la directrice de la crèche m'a dit qu'un tremblement de terre avait eu lieu dans la journée et qu'une école s'était écroulée en plein cours tuant une cinquantaine d'enfants dont plusieurs fratries..
C'est ça la réalité d'Haïti ! Avant le séisme, 1 enfant sur 5 n'atteignaient pas l'âge de 5 ans,la première cause étant la malnutrition..
Je n'ose même pas imaginer les chiffres aujourd'hui !

Posté par ariane, 12 janvier 2011 à 12:53
Au journaliste inconnu(e)

Quelles sont vos expériences sur ce sujet?
Avez-vous véçu les 11 mois d'angoisse et d'attente suite au séisme. La peur de voir ces enfants surbir des maladies, les inondations..

L'adoption n'est pas un conte de Noel.. Mais une vraie histoire de famille..

Posté par Yolaine, 12 janvier 2011 à 13:09
ah ! si seulement...

les journalistes, jeunes ou vieux, pouvaient parler de ce qu'ils connaissent ou de ce sur quoi ils se sont réellement renseignés, en partageant tous les points de vue sur la question ...parce que sinon, être journaliste c'est quoi ? émettre son point de vue personnel ? ouais, c'est ce qui se fait tous les jours à tous les comptoirs du monde entier, et pas besoin de enorgueillir d'une carte de presse pour ça...

Posté par Nadine, 12 janvier 2011 à 13:36
Journalisme ?

Madame la jeune journaliste,
le journalisme est un travail d'investigation et non de commentaire, un réel effort de recherche et de témoignages. L'adoption est une histoire de famille, non de "sauvetage" et oui, nos enfants adoptés (je suis une maman de trois enfants adoptés) ont pour la plupart une "histoire biologique", une famille de naissance, un nom de naissance, leur histoire qui a fait qu'ils ont été laissés en adoption ou "abandonnés" pour de multiples raisons et qu'ils sont devenus adoptables. Ils ont trouvé une famille pour la vie et que cela vous depasse ou non, c'est comme cela, c'est l'histoire de l'adoption dans le monde, et depuis la nuit des temps.

Si ce sujet vous interesse, allez à une réunion de votre Conseil Général qui vous expliquera un peu nos familles qui se construisent differement du lien du ventre. Et ensuite peut etre chercherez vous à comprendre pourquoi des enfants qui attendent un papa et une maman trouvent des parents qui attendent un enfant. L'adoption, rien d'autre que la construction de nos familles avec selon les pays et les orphelinats plus ou moins de préparation des enfants à leur adotpion mais sachez que en Ayiti aussi les enfants sont préparés à leur adoption.

Votre sujet est votre vision mais n'est pas la vision objective d'une professionnelle qui cherche à comprendre et à témoigner de la vérité. Dans ce cas, votre blog s'apparente à un blog personnel, c'est votre opinion, juste votre opinion et les parents et enfants de l'adoption ont malheureusmeent l'habitude de ces écrits malhonnêtes et destructeurs pour leur équilibre.

Posté par familialement, 12 janvier 2011 à 13:54
Difficile

Vous ne pouvez pas imaginer à quel point il est difficile de s'entendre dire à longueur de temps que, nous, parents adoptifs, sommes égoistes, pas préparés et voire pire des "voleurs d'enfants". Pour ma part, je le vis de plus en plus difficilement

Posté par Ephrona, 12 janvier 2011 à 14:03

Chers lecteurs,
Etant donné la déferlante, je vais essayer de répondre à tous et toutes, le plus clairement possible.
1) Sur ma légitimité à parler d'adoption à Haïti, qui semble être la majorité de vos attaques. Oui, j'ai visité de nombreux orphelinats (les crèches), plus d'une dizaine à Port-au-Prince, j'ai rencontré les directrices, l'IBESR, le gouvernement, l'ambassade, les OAA, l'UNICEF, les policiers haïtiens, des psy et pédo psy, le MAE et des dizaines de parents adoptants et même des parents biologiques lors de mes nombreux reportages sur place. Donc investiguer et un moindre mot. A vous de décider, en toute bonne foi, si je suis légitime.
2) Etais-je prête? Personne n'est préparé à Haïti, après le séisme. Personne.Personne non plus ne peut traiter de l'adoption à Haïti après le séisme et le reste, comme on traite de l'adoption ailleurs. C'est un cas, dont je l'espère on ne verra pas d'équivalent. Ces petits haïtiens ont connu une année traumatisante, davantage que ceux qui sont partis les autres années. C'est un fait.
3)Sur ce post je ne fais pas le procès de l'adoption, ce n'est pas rôle. En revanche, je fais état de cette journée communication du gouvernement. Mais comme c'est souvent le cas, nombre d'entre-vous prennent cela comme une attaque personnelle, le procès de "leur adoption". Chacun cite l'exemple de son adoption qui sonne comme une justification en passant que puisque ça marche parfaitement, c'est pareil partout. Pourquoi aucun d'entre-vous ne parle jamais des échecs de l'adoption? Pourquoi jamais un parent en souffrance ne témoigne-t-il de ses difficultés? Pourquoi à chaque fois q'une journaliste écrit sur ce sujet, les réponses sont si virulentes et de mauvaises foi?
4) Un an, c'est déjà assez patienter? Lisez, lisez mieux. Remettez-vous en question, comme je le fais à chacun de vos post. Deux heures, pour rencontrer et/ou se retrouver et repartir, c'est trop peu. Surtout quand on est des centaines dans un jardin. Je le maintiens. Arrêtez de regarder entre les murs de ce qu'il se passe chez-vous, prenez de la distance. Réflechissez.
JJ, absolument pas donneuse de leçon.

Posté par jeunejournaliste, 12 janvier 2011 à 14:31

Pourquoi réagissons nous de façon épidermique ? Parce que nous sommes attaqués en permanence, de partout comme des parents non légitimes, voleurs d'enfants, qui allons nous servir sur la misère du monde. Parce que nous sommes maltraités pour obtenir l'agrément, puis par les OAA, l'AFA et qu'on nous tire au sort. Parce qu'on veut supprimer l'adoption individuelle. Parce que la france veut interdire l'adoption pour les solos.
Parce qu'en permanence, nous devons nous battre pour avoir le droit de fonder une famille.

Et se battre tout le temps,se justifier en permanence, c'est fatiguant, c'est usant. Alors oui, chaque fois qu'un journaliste aborde le sujet, on lui saute dessus.
Foutez-nous la paix !

Posté par Ephrona, 12 janvier 2011 à 14:47
la bétise des hommes

oui Ephrona, je sais et la priorité, c'est l"équilibre de nos enfants et de nos familles toutes autant qur n'importe quelle famille. J'ai vu plusieurs fois ma fille ainée sortir de l'ecole en pleurant car des enfants lui reprochaient sa couleur de peau ou encore que sa mère et son père n'etait pas sa vrai mere et son vrai pere... elle se prepare à ces attaques, elle apprend à y repondre en expliquant du haut de ses 7 ans ce qu'est l'adoption, elle qui a été cherché sa petite soeur, elle sait tout cela beaucoup mieux que certains adultes qui pensent et jugent à sa place.
Mais ce qui l'affecte le plus, c'est commme elle dit, qu'elle en a marre de ces attaques, elle en a marre de subir ces regards de curieux reprobateurs et c'est ce que enfants et parents vivent souvent par les raccourcis sur l'adoption. Pour ma part, je les mets sur le meme plan que le rejet de la difference Etre differents fait "jaser"...

Posté par familialement, 12 janvier 2011 à 14:56
etiez vou là?

Vous insistez sur votre présence à cet évenement médiatique.Normal: vous étiez là en tant que journaliste avec une idéologie qui a conditionné votre regard de la scène de l'arrivée des enfants. Mais il est clair que dans les creches, lieux de sejours de ces enfants en Haiti, vous étiez absente.Et bien nous qui étions là en octobre 2009 pendant 10 jours avions pu constater les effets de la misère sur l'élévage des enfants considérés en départ, destinés à l'adoption. Des dizaines d'enfants vous grimpent dessus en criant maman! Vous aurez pensé autrement.

Posté par Franco, 12 janvier 2011 à 15:05
remise en question

Merci de votre réponse JJ.
Oui on parle de nos familles, car elles sont une part, meme infime de l'adoption en general, et à ce tite, meme si elle ne font pas generalité, elles sont une histoire qui reflete aussi l'adoption.
Et nous remettons nous en cause... OUi, tous les jours, nous sommes et nous vivons nos histoires avec nos enfants, alors nous cherchons des reponses à leurs questions avec eux et pour eux, avec l'aide de professionnels car notre role de parents doit aussi rester celui de parents et nous ns pouvons resoudre nous tous seuls leurs anxiete, leurs peurs de l'abandon,leur constructions...
Mais en meme temps, au bout de 10 ans d'experience de vie au sein des familles de l'adoption, j'en ai connu des familles, nous en avons rencontré des amis et notre tissu social adoptif est étoffée, riche de rencontre, d'experience et de temoignages. Nos familles se rencontrent, les leins perdurent entre parents amis sincères pour certains et entre nos enfants... et ne me croyez pas si vous voulez, je ne connais aucune histoire dramatique, auncune famille souffrant d'une experience chaotique de son adoption ! Nous avons parmis nos amis aussi des familles avec des enfants plus grands, devenus de jeunes adultes... et certains ont eu besoin d'un retour dans leur pays de naissance, de redecouvrir leurs origines, l'orphelinat qui reste un lieu de vie et d'amour qui leur sera ouvert pour nos enfants et nous parents (et nous y sommes deja retournés) mais toutes ces familles que je connais (environs 200 pour vous donner un ordre d'idée) vont bien. Cela aussi c'est une réalité alors pourqoi voulez vous que je parle de drame, d'echec de l'adoption quand je ne vois autour de moi que des familles qui vivent une vie normale, heureuse, avec certes des problematiques liées à l'adoption mais pas plus graves ou difficiles que toute autre famille "biologique" ?

Ne nous reprochez pas d'apporter notre temoignage sur nos familles 'qui vont bien", nous faisons partis de cette "Histoire" de l'adoption, en Haïti ou dans d'autres pays.
Comprenez que nous ne pouvons cautionner des ecrits qui trahissent ce que nous avons vécu : des enfants que je connais bien pour les avoir rencontrés en Haiti ont retrouvé AUSSI leurs parents dans la residence de l'ambassade fin decembre avec le sourire et calme sans hurler de douleur car ils les connaissaient, avaient vécu déja 2 fois une semaine avec eux auparavant. Le depart est un chamboulement mais qui se vit aussi souvent dans le calme, le sourire, l'amour, la confiance, un gros dodo dans les bras de papa ou maman, des retrouvailles avec le conjoint à Roissy ou Orly auparavant dans l'année, une vie de famille normale qui "s'adopte".

Posté par familialement, 12 janvier 2011 à 15:15
Merci

Je voulais remercier les personnes qui ont commente cet article de belle façon pour élargir le champ de vision. Oui il n'est pas possible de faire de conclusions sur l'avenir du lien avec ce qu'il se passe au moment du départ de tout enfant qui se trouve séparé de ces repères et cela partout dans le monde.

Et tenter de répondre à JJ sur cette question:
"Pourquoi à chaque fois q'une journaliste écrit sur ce sujet, les réponses sont si virulentes et de mauvaises foi?"
C'est simple : Relisez votre article.
Le ton n'est il pas virulant?
N'est il pas insultant de traiter ces enfants d'objet?
Il me semble même que les commantaires soit plus posés et plus nuancés non?

Il faut que vous compreniez que les parents adoptants sont sans cesse critiqués, soupçonnés et doivent en permanence se justifier de leur parentalité et que c'est énervant à force.

Il n'empêche que vous avez raison sur le fond de dire que le moment de transition sur place aurait du être mieux préparer, qu'il a été précipité et que c'est bien dommage. Surtout pour un coup de comm. Mais sans ce coup de comm justement combien d'année sur place les auraient ont laissé?

Le plus dommage n'est-il pas l'immobilisme de ces 11 derniers mois?
La perte injustifiable de 6 enfants sur place?
La faute à qui?
Ou étiez-vous?

Posté par Dava, 12 janvier 2011 à 16:00
Adoption en Haiti. Un conte de Noël.

Ce que Bernard Kouchner, le méchant-homme-sans-coeur n'a pas pu faire, c'est MAM, la mère Noël http://bit.ly/hKHnXc tombée du ciel qui l'a fait (dans un style quasi militaire): en deux rotations, amener en France, 318 enfants haïtiens dépourvus de passeport mais bénéficiant d'un laisser-passer consulaire exceptionnel. Quel beau cadeau de Noël avant l'heure!

Pour ceux qui seraient naïfs, Fillon et Sarkozy sont déjà en campagne électorale. Ne soyons pas dupe svp

Et d'ici peu, on en fera même un film...
Et les acteurs se bousculeront: JVM http://bit.ly/f5AbQ6 , EFA http://bit.ly/fIa77k , LDH http://bit.ly/esYjnB, ...

Et qui sera Dark Vador à votre avis (@moushette)

- Haïti. Terre des hommes a dénoncé une procédure d’adoption illégale http://bit.ly/ihhK3d
- Adoption en Haïti. «Ce que la France a fait est scandaleux» http://bit.ly/fDT0dn

Mais la France n'en a rien à fou...
Et, il est bien sûr évident que les parents adoptants ont toujours raison, n'est pas ?

Posté par z e n c h, 12 janvier 2011 à 16:08

C'est drôle (enfin drôle), moi dans ce post de blog (je souligne, afin qu'on arrête de le prendre pour un article journalistique), donc dans ce post de blog, je vois bien plus une critique d'un gouvernement qui fait une belle opé de com, justement pour satisfaire les médias, les télés etc. à la veille de Noël, qu'une critique des parents adoptants.
Il me semble aussi que la précipitation n'a rien à voir avec les 11 mois d'attente qui ont dû être terribles, tout le monde est d'accord, mais sur ces courtes heures avec, d'après ce que j'ai compris, une pagaille où parents et enfants n'ont juste pas eu le temps de se rencontrer.
J'espère que cette rencontre se fera, très sincèrement, et que les familles seront heureuses. En attendant, je me pose sérieusement des questions sur l'intérêt qu'il y avait de tout faire en deux heures. Ah oui, les télés, la belle histoire, tout ça... Surtout ne jamais raconter l'envers du décor. Jamais. Surtout pas. Un journaliste c'est manifestement pas fait pour ça. ça sert juste à servir la soupe et obéir aux beaux plans de com.
Ben moi ça m'intéresse de savoir ce qui s'est passé à Port-au-Prince. Et je ne trouve pas pour autant que les parents adoptants sont des voleurs d'enfants. Dingue, hein ? On n'est pas obligé d'être manichéen dans la vie, c'est trop fou.

Mais c'est épidermique, chacun le prend pour une attaque. C'est dommage... peut-être inévitable mais dommage.

Posté par -ju, 12 janvier 2011 à 16:16
vous êtes une superwoman

vous êtiez là, vous avez tout vu, tout entendu,..... TOUT COMPRIS ? Sans macher mes mots, je dis clairement RIEN COMPRIS. Vous ignorez tout de l'adoption, de toutes les démarches, de l'attente, ... Vous ne faites que répétez des mots entendus par-ci, par-là... Non vous n'êtes pas la seule, je vous rassure, et sentez vous rassurez ; ce commentaire est la preuve de votre naiveté (le mot n'est pas assez fort) de votre ignorance, de votre recherche du sensationnel, .... mais un enfant sachez que ce n'est pas ça. Avez-vous vous même un ou des enfants bio. Vraiment je les plains cat je crains pour l'éducation que vous leur donnerez. Ah, il y a peut-être une chose que vous saurez peut-être faire : leur écrire et leur raconter des contes
partant d'événements réels... mais attention ... s'il vous plait ne soyez pas trop macabre... ça pourrait les perturber dans leur sommeil. Les enfants bio ou adoptés n'ont pas besoin de ça. Pour conclure, je ne peux même pas être en colère après ce que vous avez écrit... car en fait, je suis plutôt triste pour vous..... Et j'ose pensez que vous aurez le courage de relire les quelques lignes que vous avez écrites.... et peut-être y réfléchir.
Ah vous avez omis de dire que vous êtiez aussi là lorsque les parents bio haitiens sont venus laisser leurs enfants à la crèche, lorsqu'ils vivaient encore avec leurs parents bio, tout le temps où ils ont vécu à la crèche, lorsque les directrices de crèches et/ou avocats ont courus d'une administration à une autre pour déposer ou récupérer un dossier, lorsque le tremblement de terre à frapper, lorsque les inondations ont saccagé le pays ?
Serez vous là pour aider à la reconstruction d'haiti, non seulement pour constater ou répétez ce que l'on peut entendre à droite ou à gauche, mais pour y mettre toute votre énergie afin que tous les enfants haitiens puissent vivre leur vie d'enfants, d'ados et d'adultes dans la paix et la sérenité ?
Ireneelaiak

Posté par ireneelaiak, 12 janvier 2011 à 16:34
l'envers du decor

ce qi peut etre pris pour une attaque c'est de lire des propos qui ne refletent pas la realité. Si on vous dit que les enfants pleurent, hurlent à leur nounous, que en plus ils ne sont pas orphelins etc... donc sans arret des propos douteux sur finalement pourquoi sont il partis de la sorte...
alors qu'ils sont partis tout de meme dans les bras de leurs parents, dans des bras aimants et que la plupart des enfants et de leurs parents se connaissaient et se reconnaissaient, et que non ils ne sont pas orphelins (travaillez vos sujets mesieurs mesdames les jopurnalistes, nos enfants ne sont pas orphelins, ils ont une histoire connue, des noms de familles bilogiques inscrits dans leurs dossiers et dans leurs souvenirs parfois) et que personnellement je connais des enfants (une vingtaine) qui ne sont pas du tout repartis au bout de ces deux heures en hurlant à leur nounou...
Donc , nous parlons de la meme chose, d'ecrire la vérité, de ne pas extrapoler. Si quelque chose qui vous touche par dessus tout (nous parlons de situations humaines) se passe de telle soorte et que vous lisez sous forme d'attaque que tout s'est passé autrement, vous reagissez, c'est normal. On ne defend pas l'adoption dans ces droit de reponse, on defend le droit à ne pas lire des ecrits relatant des choses qui ne se sont pas passées comme cela. Cela merite nuances, finesses, respect pour les familles, les nounous que nous connaissons, nos vies privées. Des journalistes etaient là, alors où sont les articles positifs sur nos tranches de vie qui semblent interesser, il y en a si peu, si peu si vous saviez.
Voilà pourquoi nous sommes lassés et que nous veillons au respect de nos vies de famille et que sous couvert de parler de la comm du gouvernement en campagne selon vous,on critique l'arrivée de nos enfants, un conte de noel, les boules de noel...
et bien non, ce ne sont pas les boules de noel, ce sont des familles reunies au terme de long mois de stress, apres plusieurs voyages en Haiti pour comparaitre et recomparaitre encore (2-3-4 voyages aupres de leurs enfants qu'ils connaissaient avant de les retrouver pendant ces deux heures precedent le vol du ministere.

Et ce ministère, meme politique qu'il soit (il faut bien que l'instance qui encadre l'adoption internationale prenne une decision comme dans toute procedure) a été le premier a recevoir le collectid de parents, 11 mois apres le seisme, merci à eux d'avoir eu une oreille et une ecoute car tout ressortissant a le droit d'etre entendu dans sa souffrance il me semble, autant que tout autre fait divers.

Posté par familialement, 12 janvier 2011 à 16:51
Soutien aux familles haïtiennes en France

Soutien aux familles haïtiennes en France

Les associations se réjouissent d'apprendre que des avions vont être dépêchés en
Haïti pour ramener enfin plus d'une centaine d'orphelins à leurs parents adoptifs.
Sans vouloir opposer les uns aux autres, nous ne pouvons que relayer la douleur des
familles d'origine haïtienne qui, elles, attendent toujours leurs propres enfants : beaucoup
se trouvent toujours isolés en Haïti depuis le séisme où ils ont perdu la personne qui s'occupait
d'eux.

Les proches qui leur restent en France se désespèrent devant les obstacles insurmontables
qui leur sont opposés notamment par l'Ambassade de France en Haïti ou l'Office des Migrations :
des papiers impossibles à trouver leur sont sans arrêt demandés.
Nombreux sont ceux qui n'ont pas eu la chance d'être pris en charge et sont confiés à des voisins
ou vivent seuls sous la responsabilité du plus âgé, dans des conditions très précaires, sans
accès aux soins, sans école.

En Guyane des centaines d'enfants sont attendus par leurs parents qui ont pourtant obtenu le
regroupement familial mais n'arrivent pas à obtenir le visa.
Nous manifestons notre incompréhension devant cette politique qui prive des enfants déjà très
éprouvés, d’un de leurs droits fondamentaux : vivre en famille! « Faciliter le regroupement des
familles » avait été une promesse prise publiquement au lendemain du séisme par le Ministre
de l'Immigration de l'époque. Pour de trop nombreuses familles, il s'agit une fois de plus, d'une
promesse non tenue.

Nous exigeons un traitement égalitaire dans l’intérêt des enfants et des familles.


Signataires (par ordre alphabétique) :

*Centre Anacaona Droits Humains Haïti, anacaona_droitshumains_haiti@yahoo.fr
*Collectif Haïti de France, www.collectif-haiti.fr
*France Amérique Latine, www.franceameriquelatine.org
*Ligue des Droits de l'Homme, www.ldh-france.org
*Plateforme d’Associations Franco-haïtiennes, www.pafha.fr
*Réseau Education Sans Frontières www.educationsansfrontieres.org

Posté par Inter-Asso, 12 janvier 2011 à 17:22
un lien vers un article journalistique !

Je n'ai pas envie de répondre à vos affirmations, quelqu'un le fait bien mieux car dans ce que vous affirmez je retrouve très largement les propos d'un certain pierre Lévy Soussant, le journal Le Monde répond à ce monsieur juste en interrogeant... puisque vous vous remettez en question allez donc lire cet article.
Yolande

Posté par yolande, 12 janvier 2011 à 17:54
voici le lien

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/01/12/l-adoption-des-enfants-haitiens-n-est-pas-une-catastrophe_1464309_3232.html

Posté par yolande, 12 janvier 2011 à 17:55
C'est pas un article, vous auriez mieux fait de répondre

Déja lu. C'est une tribune, pas un article (comme le signal le lien "idées", la rubrique du Monde où les gens s'expriment librement, donc pas d'intervention de journalistes) . C'est donc l'opposé d'un article journalistique. Mes posts ne sont pas des articles. Mais je vois que vous avez quelques difficultés à différencier.

Posté par jeunejournaliste, 12 janvier 2011 à 18:07
Il y avait des voix discordantes

Juste pour préciser qu'il y avait des voix discordantes pour dénoncer la pratique de la France même avant cet article dans le monde.fr :
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/01/04/318-enfants-d-haiti-pour-noel_1459455_3232.html
Et nous sommes de très nombreux spécialistes de France et du monde à tenir le même discours depuis le début du séisme.
Mais il est très difficile de s'exprimer dans les média sur un sujet si complexe sauf pour quelques journalistes courageux dont vous faites partie. J'étais à l'aéroport le 11 février 2010 et j'ai constaté les mêmes problèmes que vous signalez, en pire. Et le cabinet Kouchner avait pu entendre la maltraitance en cours et y remédier. L'histoire se répète à son départ.
La responsabilité de la France est totale, aussi bien dans les agréments de complaisance qu'elle valide, les accords avec les pays hors convention de La Haye, et les "arrangements" avec un pays dévasté dans ses structures qui n'a pas la liberté de s'opposer à la déferlante des pays occidentaux en mal d'enfants.
L'adoption mérite une éthique rigoureuse dans l'intérêt des enfants et non des gestes politiques dont tout le monde souffrira, y compris les familles adoptantes.

Posté par PLS, 12 janvier 2011 à 18:28

Oui, apparemment vous avez tout vu et connaissez tout.. Vous parlez même le créole haïtien pour comprendre qu'un enfant appelle sa mère (-bio-) qu'il n'a pas vu depuis 11 mois et demi voire beaucoup plus pour la plupart !? d'ailleurs comment savez vous que cet enfant avait encore sa maman biologique ??
Sachez que là-bas, les enfants disent mamy ou mummy et que c'est le terme pour parler de leur nounou.. C'est tout à fait logique qu'au moment de la séparation d'avec sa nounou, un enfant puisse la réclamer et la pleurer.. je dirais même que c'est rassurant, cela prouve qu'il a su s'attacher, qu'il a été choyé, ce qui n'est pas le cas partout et pour tous les enfants.. et cet attachement qu'il a su créer, cette affection qu'on lui a donnée, c'est autant d'atouts pour lui, pour plus tard, pour se construire, avoir confiance en lui..
Pensées pour Ayiti qui panse ses plaies et n'en a pas fini de pleurer, pour toutes les nounous qui se sont occupées de nos enfants et dorment maintenant sous des tentes avec leur famille, pour tous les Haïtiens..
Madame, si vous pouviez mettre votre énergie et votre virulence au service des haïtiens, plutôt que d'écrire ce genre d'articles qui tirent des conclusions hâtives, j'en serais heureuse !

Posté par ariane, 12 janvier 2011 à 18:42

Tiens mister PLS, nous ne vous entendons pas sur la responsabilité de la mort de 6 enfants du fait de leur non évacuation.
vous pouvez être sûr qu'ils ne seront plus maltraités BRAVO

Posté par dava, 12 janvier 2011 à 18:52

interessant tout ca....
Interessant l'article, les reactions, les commentaires, le droit de reponse, etc...
Au regard de votre 'droit de reponse', JJ, je comprends que le but de votre post etait de critiquer la comm' gouvernementale. Tres bien, et on serait nombreux, je crois, a vouloir cosigner un tel article ! )
Mais alors pourquoi, dans ce cas, votre post ne consacre que qq lignes, a la fin, sur le vrai sujet que vous vouliez traiter ?
Pourquoi y melanger la douleur des enfants, le soit disant cynisme des parents venus chercher leur 'cadeau de noel' ?
pourquoi le parsemer de petites remarques propres à eveiller le doute sur la legalité de toutes ces procedures dans des cerveaux peu informés (enfants pas orphelins, jugements pas tous obtenus, etc...) ?
Avoir assisté a cet épisode, a ces rencontres/retrouvailles dans des conditions certainement pas idéales, a certainement pu être déstabilisant, voir choquant pour qqn qui n'était peut être pas préparé a ca (et l'est on jamais ?). Nimporte quelle rencontre d'adoption, quel que soit le pays, l'enfant, le parent, le contexte, c'est tjrs fort, violent, extreme, tripal, parfois douloureux, et parfois trop. Meme préparé, on ne maitrise pas grand chose, et on en prend plein la tete et le coeur, enfant et parent. Et c'est encore bien pire pour les 'temoins', qui maitrisent encore moins ce qui se passe.
Pourquoi pas, ds ce cas, faire un post sur VOS impressions, VOS interrogations, VOS sentiments face a cet evenement tres tres particulier, unique meme, et sur ca seulement ? et annoncer d'emblée la subjectivité ?
mais encore une fois, sans tout melanger ???

Voyez ce que je veux dire ??

Sylvie, maman d'un petit bout caramel, adoption reciproque apres une heure plutot violente de cris et de pleurs qui venaient des tripes - je n'ose imaginer ce qu'un journaliste (ou un pedo psy ! : o))) temoin aurait pu ecrire sur notre histoire, en se basant sur cette premiere heure....

Posté par Sylvie la GB, 12 janvier 2011 à 18:52

merci pour vos commentaires JJ, je comprends mieux le sens de votre post... mais voilà à première lecture le sens n'était pas évident et prêtait à confusion... entre le ton, la comparaison entre les différents voyages des parents et le choix des exemples pour illustrer votre propos...
comme Moushette je peux regretter le peu de temps sur place, ça n'a pas été parfait mais ça a le grand mérite d'avoir été ...
les parents adoptant sont susceptibles, car depuis un an les attaques ont été incessantes dans la presse et c'est dur à vivre
Brigitte

Posté par Brigitte, 12 janvier 2011 à 18:54
[12 février 2010] Haïti : l’adoption n’est pas une action d’urgence

Toujours utile à relire sur le blog de Bernard Boëton "La Chronique de l'Abrincate" http://bit.ly/c0fCDF

Posté par z e n c h, 12 janvier 2011 à 19:04
L'adoption a toujours intéressé prodigieusement les hommes politiques...

"... en partie peut-être parce que ceux qui veulent se mettre en avant sur la scène juridique sont sûrs d'acquérir une notoriété immédiate, même si l'intérêt de l'enfant passe au second plan."

Extrait de "Réflexions sur le devenir de l'adoption internationale" de Rubellin-Devivhi J., Informations sociales 2008/2, N°146, http://bit.ly/fAH6ee

Posté par z e n c h, 12 janvier 2011 à 19:22

PLS qui se plaint qu'il est tres difficile de s'exprimer dans les medias.... on aura tout vu et tout entendu !!!
))))

J'en pleurerais de rire si le discours PLSien tenu SI SOUVENT sur ces memes medias n'etait pas si violent, absurde, sans fondement (ni preuve), sans consequences aussi dangereuses que l'arret des rapatriements, ... et si souvent relayé !!

Sylvie

Posté par Sylvie la GB, 12 janvier 2011 à 21:04

ben si Sylvie ça fait sourire quand même ! Si lui trouve qu'il n'est pas assez entendu dans la presse sur le sujet, je peux t'assurer que le service de presse de F... se frotte les mains ! Mais much ado about nothing.., les ventes du livre ne décollent pas.... C'est vrai que déjà le marché du livre d'adoption est un petit marché mais là il s'est un peu tiré une balle dans le pied... quel parent adoptant maso va acheter son livre ? Ce qui est certainement dommage d'ailleurs, car je suis certaine qu'en dehors de cette polémique son livre est plein de bon sens...
Allez mister PLS, continuez votre promo mais dépêchez vous, la presse va se désintéresser du sujet... mais là vous avez bien entamé votre reconversion post promo, la tournée des blogs....
brigitte

Posté par Brigitte, 12 janvier 2011 à 21:39
l'adoption est une re-naissance

l'adoption est une deuxième naissance.Avez vous déjà vu un accouchement,dans les meilleures conditions, méthode Leboyer qui soit indolore sans cri ni de l'enfant ni de la mère? Or l'adoption est une deuxième naissance:même dans les meilleures conditions il y a des pleurs, des blessures qui s'ouvrent, un déchirement, un arrachement. Pour les enfants d'Haiti, d'après ce que j'ai vu sur place AVANT le séisme, les conditions idéales n'existaient dèjà pas du tout.Les nounous n'étaient pas du tout investies parce qu'elles n'investissaient pas les enfants,aucune préparation, pas une parole.Les conditions sanitaires, à nos jeux d'occidentaux gatés, insuffisantes. Après le séisme je ne peux pas imaginer les conditions de vie de ces femmes et ces enfants.L'adoption ne pouvait en aucun cas se faire de façon idéale, si jamais celle ci existe. Mais comme un forceps vaut mieux que la souffrance ou la mort de l'enfant,on ne pouvait pas laisser dépérir indéfiniment sur place des enfants dont l'adoptabilité était vérifiée maintes fois. Un moindre mal, pour un bien.Car la grande majorité de ces enfants vont bien, grandissent et s'épanuissent de façon spéctaculaire, renaissent enfin comme sujets grace au lien de filiation qu'ils n'ont pas connu ou qui s'est brisé dans leur pays de naissance bioogique.

Posté par Franco, 12 janvier 2011 à 22:56
Dégats collatéraux (JJ) et demandes de réponses concrètes (PLS)

Chère JJ, nous avons bien compris l'intention de votre post. Cependant, même sur un blog, le devoir d'une personne qui se présente comme "journaliste" (fut-elle jeune) est de veiller à ne pas causer de dégâts (fussent-ils collatéraux). Ce n'est pas parce que vous vous attelez à la tache de dénoncer une opération de com gouvernementale sur fond de bon sentiments, que vous pouvez vous permettre de blesser les adoptants en qualifiant leurs enfants de "paquets-sous-le-sapin" et en suggérant que les parents ne sont que de vils consommateurs...
Ecoutez-les, ils ont quelque chose à dire également sur le sujet dont vous traitez, ils éclairent un angle que vous avez négligé, ou pire même, caricaturé. Vous en pouvez pas simplement extraire ce que vous avez vu d'un contexte qui par définition est riche de sens et qui donne du sens à ce que vous avez observé. C'est ce que les commentaires "déferlants" comme vous dite, tentent de vous faire comprendre.
Quant à PLS, Pierre Lévy-Soussan psychanalyste-expert-de-l'adoption-depuis-10-ans (ou plus ?), c'est bien la première fois que vous faites l'honneur de commenter un message à ce sujet sur un blog. Donc vous vous promenez sur la toile, et vous lisez sans doute ce que de nombreuses personnes vous disent, et qui ne va pas forcément dans votre sens. Et, là, précisément, vous commentez un message - et un message assez discret, sur un blog pas trop connu, bref "un qu'il fallait trouver" - un message, donc qui peut être interprété en faveur de votre thèse obtuse... "Je récupère ce qui me sert, et j'ignore ce qui me contredit". Facile ! trop facile... Sur d'autres blogs, au fil des commentaires de vos articles également, des personnes vous demandent des preuves de ce que vous avancez dans vos différentes et très nombreuses interventions - car ne vous en déplaise, vous êtes une vraie "vedette" médiatique, un "bon client" des journalistes (on n'entend QUE VOUS, et c'est bien le pbl !) :
- combien d'enfants adoptés en Haïti et arrivé post-séisme suivez-vous réellement ?
- Vous dites que la France est "mal vue" par les pays d'origine en matière d'adoption internationale. Où est-elle mal vue, concrètement ? Qu'est-ce qui vous porte à affirmer cela ?
- vous parlez d'adoptants de plus de 70 ans, qui vous consultent. Là encore, combien sont-ils et quel âge ont leurs enfants (je dois avouer que j'ai du mal à y croire à ces arrières grands parents adoptants qui obtiennent un agrément et se voient confiés un enfant, alors que de nombreuses personnes jeunes ou relativement jeunes ont du mal...).
- La dernière conférence sur la CDLH : la France aurait été sévèrement critiquée... pouvez-vous produire un verbatim ? En dehors d'un article particulièrement outrancier que vous citez, émanant d'une ONG (Terre des Hommes) qui a toujours été clairement opposée à l'adoption internationale pour des raisons idéologiques, vous ne donnez aucun éléments concret qui permettrait de croire à ce vous avancez.
- Les comportements inadéquats des parents lors de la rencontre à Orly. Vous décrivez des parents qui déchirent la lettre d'une mère bio... avez vous fait les poubelles pour vous assurer que cette lettre était bien de la main d'une mère bio ? était elle écrite en français ou en créole ? Là aussi, on a du mal à croire à vos contes et fabulettes...
- Oui, tout n'est pas rose dans l'adoption... d'ailleurs pourquoi est-ce que tout devrait être rose, alors qu'on sait bien que la vie en elle-même est de toutes les couleurs, y compris les plus sombres ?
Facile, trop facile de rebondir sur un post d'une jeune journaliste qui peut être récupérée à votre cause... plus difficile de répondre à toutes ces questions, légitimes, de ceux que vous blessez et qui vivent au quotidien avec ces enfants pour lesquels vous prédisez un avenir si catastrophique... Le tabou n'est peut-être pas ou on pense, il en faut du courage pour dire qu'une adoption se passe simplement "bien", cad avec des haut et des bas, des bonheurs, des énervements, des peines, de la joie etc... comme toute relation filiale (bref le truc pas croustillant, pas médiatique, connu de tous et donc qui fait ni audience et qui ne fait pas kiffer les journalistes... c'est peut-être ça le vrai "tabou"). Il faut apparemment beaucoup moins de courage pour prédire les catastrophes de l'adoption !
Dernière question : votre livre se vent-il bien ? ou avez-vous "objectifié" ces enfants pour rien ?

Posté par budu, 13 janvier 2011 à 11:17
Rien à rajouter

Oui rien à rajouter au commentaire de budu, tout y est, tout est clair, précis, ordonnancé. JJ et PLS doivent te maudire Budu pour avoir su leur clouer le bec. POur cela les parents adoptants (dont je fais partie) te disent simplement et du fond du coeur Merci.

Posté par totom, 13 janvier 2011 à 13:34

en attendant les réponses du spécialiste à Budu, en voilà une sur la tribune citée par Mister PLS dans son post.
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/01/13/adoptions-en-haiti-nous-ne-sommes-pas-des-trafiquants-d-enfants_1465229_3232.html

Posté par dava, 14 janvier 2011 à 12:57
318 enfants haïtiens arrivés en France à Noël et maintenant, les problèmes juridiques ...

Sur le site de fédération française Enfance &Famille d'Adoption :

"Les enfants évacués d'Haïti juste avant Noël sont arrivés avec des documents et des procédures à des stades très différents d'avancement.
Si tous ont une autorisation d'entrée sur le territoire français, certains ont un jugement d'adoption haïtien, d'autres ont simplement un apparentement validé par les autorités haïtiennes (IBESR). Tout cela pose des problèmes administratifs et juridiques complexes, notamment concernant le statut de l'enfant et l'ouverture des droits sociaux.

Les familles se seraient vu remettre à l'arrivée un document sans en-tête ni signature leur prescrivant les démarches judiciaires à entreprendre (ex: exequatur, tutelle, tiers digne de confiance).

Les juristes de la fédération se sont procuré ce document et constatent qu'il contient un certain nombre d'erreurs et d'inexactitudes qui pourraient confronter ultérieurement les familles à des difficultés juridiques.

La présidente d'Enfance & Familles d'Adoption, Geneviève Miral, a envoyé, le 6 janvier 2011, un courrier à Michèle Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères et européennes, pour lui faire part de son analyse de ce document et pour solliciter un rendez-vous permettant d’envisager avec la ministre des dispositions plus adaptées aux différentes situations des familles. ..." http://bit.ly/hg6Tvm

Posté par z e n c h, 14 janvier 2011 à 21:58
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